Tuesday, October 2, 2007

Maurice Couquiaud

Né en 1930.

1972 QUE L'URGENCE DEMEURE. Editions Grassin. Prix Poésie Jeunesse.

1976 L'ASCENSEUR D'IMAGES. Editions Saint-Germain des Prés. Diffuse par
ailleurs à cette époque le " Manifeste du poète étonné ".

1978 Entre au comité de lecture de Phréatique , revue fondée par Gérard
Murail.

198O UN PROFIL DE BUEE. Editions du GRP. Prix de fondation de la Société
des Poètes Français.

1984 Devient rédacteur en chef de Phréatique et vice-président du Groupe
de Recherches Polypoétiques.

1985 UN PLAISIR D'ETINCELLES. Editions du GRP. Prix Roberge de
L'Académie française.

1989 Figure dans l'Histoire de la Poésie, de Robert Sabatier, au
chapitre " Corps et Cosmos ".

1990 LE DERNIER RIRE POUR LES ETOILES. Editions du GRP. Prix Louis
Montalte de la Société des Gens de Lettres.

1993 Membre du groupe Kronos, ayant le Temps pour thème d'études.

1994 Participe au premier congrès mondial du CIRET ainsi qu'à
l'élaboration de la Charte de la Transdisciplinarité.

1996 CHANTS DE GRAVITE. Editions de l'Harmattan.
Figure dans l'anthologie de Jean-Pierre Luminet " Les poètes et
l'univers" ( Le Cherche-Midi éditeur ).

1997 Figure dans l'anthologie de Jacques Charpentreau " La ville des
poètes" ( Hachette jeunesse).

1998 " L'ETONNEMENT POETIQUE ". Préface de Basarab Nicolescu.
Editions de L'Harmattan. Réunissant différents articles, entretiens, interven-
tions dans des colloques et des tables rondes, etc...cet essai préconise une
démarche de guetteur permettant de concilier la simplicité de l'écriture
poétique avec une inspiration tenant compte de la complexité de
l'univers.

1999 A préparé avec l'astrophysicien J.P. Luminet le numéro 17 de la
revue "Poésie 1", dossier : " Les poètes et le cosmos ".
A la Maison de la Poésie, Théâtre Molière à Paris, anime le 16 mars
une soirée consacrée au thème "La matière et nous" ( dialogue avec le
physicien B. Nicolescu et le poète W. Lambersy ).

LE DERNIER RIRE POUR LES ETOILES

( publié par le Groupe de Recherches Polypoétiques )

LE PUR ET LE CONTRE

La marée monte dans le miroir
Sa nature mouvante est d'effacer les choses
pour atteindre la rive où se dépose leur essence
Dix mille mots s'envasent
pour qu'un seul se compose
Il faut marcher avec le flot
pour cueillir devant lui
la frange de lumière neuve
qu'il porte au bout des eaux troublées
Quand le reflux s'opère en dévoilant des jetées
le ciel propose des flaques
à ceux qui n'ont pas bougé

***

Jeune pureté
Plus belle d'être fragile
Porcelaine aux rêves de plante
Ton eau donne au poème
le temps qui manque aux fleurs coupées.

***

Entre neige et pierre court l'idée de la pente
grise d'érosion,bleu d'espace,blanche de retenue
Entre soleil et glace l'abandon de la fonte
chaude sur la présence froide vers la crue

Entre marche et respiration flotte un coeur
donnant son rythme au ventre plein des éboulis
Le refuge attend là que l'hiver soit vainqueur
pour donner un ton d'homme au silence investi.

***
La pureté qui demeure
perd les dons de son pollen
Sa présence va de poudre en image et d'image en poème
Elle se colle aux plaies du béton qu'elle fissure
brille sur les pointes de son armature étonnée
Elle se dépose dans l'être comme du sel ardent
sur le calme d'une planche à clous
prête à fleurir au printemps de nos brûlures

Extraits du chapître : Les SABORDS D'UN PUISATIER

Bruine

Murmure apprivoisé des eaux retenues
sous le silence perméable de leur savoir

Le seuil vitré de l'écriture
peut cueillir cette bruine
suitant sur les déliés de l'inconnu

Je pénétrerai ce soir vos fronts
d'océans évaporés jusqu'aux récifs
Je vous réciterai de chaleureuses moussons
par la transfusion d'une sauvage humidité
bénévole d'un désert à l'autre

Atoll

Je veille au salut de ton rire...
mais il éclate devant moi
dans une rafale blonde
Cyclone heureux de faire mousser
les îles de l'émotion
Pour que l'eau reste pure sans cascade
enfermée dans la trêve des lagons
j'entretiens la grève et l'ombre
près des récifs entrebaillés